Dans certains cas, les bénéfices d'une restauration ne sont réellement appréciables que de près.

Voici en gros plans quelques unes de ces améliorations.

Détachée de son châssis et conservée dans de mauvaises conditions durant de longues années, cette grande Pietà du dix-septième siècle présentait, en son centre, une importante zone d'écaillages avec des pertes de matière picturale (conséquence du pliage prolongé de la toile et de son usure). Après un rentoilage à la cire-résine, un long nettoyage des vernis oxydés a été réalisé puis des mastics ont été posés (photo 1). Enfin, les retouches ont permis de réintégrer progressivement le motif disparu (photos 2 et 3).

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Parmi les multiples altérations dont souffrait ce portait du dix-neuvième siècle, un trou d'un diamètre de vingt-cinq millimètres environ marquait le visage du personnage au niveau des yeux (photo 1). Après avoir traité les déformations de la toile, une incrustation a comblé la lacune (photo 2). Un mastic de finition a été posé (photo 3) puis, les réintégrations chromatiques ont harmonisé l'ensemble (photo 4).

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Victime d'un dégât des eaux suivi d'une conservation prolongée en milieu humide, ce tableau présentait, lors de son arrivée à l'atelier, deux problèmes majeurs : une toile fortement déformée et des craquelures risquant d'évoluer vers un phénomène de soulèvement avec pertes de matière picturale (photo 1). Un refixage généralisé de l'œuvre a permis de traiter les déformations tout en stoppant durablement l'évolution des soulèvements (photo 2).

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Dans sa section inférieure, ce cadre ancien présentait une zone lacunaire de plusieurs centimètres (photo 1). Afin de restituer ce relief, une empreinte a d'abord été réalisée dans une partie saine de l'objet. Puis, de l'empreinte est sorti un moulage qui a été positionné dans la lacune en prenant soin de respecter les raccords (photo 2). Enfin, une mise en teinte a permis d'harmoniser l'ensemble (photo 3).

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Datant de la seconde moitié du vingtième siècle, ce grand tableau peint à la cire présentait, sur l'ensemble de sa surface, un grave problème de soulèvement de la couche picturale (voir exemple photo 1). En raison de l'extrême fragilité de l'œuvre, un refixage généralisé en une seule opération ne pouvait être envisagé. Les déplacages ont donc été traités l'un après l'autre, jusqu'à ce que toute la couche picturale retrouve sa cohésion. 

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Dans cette grande nature morte peinte à la fin du dix-neuvième siècle, le chou se trouvant sur la gauche de la composition était marqué de nombreux agrégats résineux résistant aux solutions de décrassage et aux solvants (photo 1). L'action des enzymes a permis de finaliser le nettoyage (photo 2), évitant ainsi un dégagement des salissures au scalpel, plus dangereux pour la couche colorée.